Journal de Pavlova
Gelée de groseilles
Ma gelée de groseilles maison
C’est une des jolies recettes de l’été : la gelée de groseilles. Rouge, brillante, légèrement acidulée, elle garde dans ses petits pots le goût des fruits mûrs et des journées de jardin.
Et comme souvent chez moi, je fais simple.
Les ingrédients
Pour 800 g de jus de groseilles :
- 550 g de sucre
- le jus d’un citron
- 1 sachet d’agar-agar
La recette
Je commence par mettre les groseilles dans une casserole, je les égrappe, mais ce n'est pas obligatoire . J'aime prendre mon temps...
Je les fais cuire environ 10 minutes, juste le temps qu’elles éclatent et rendent leur jus.
Je passe ensuite le tout à la moulinette en écrasant vraiment bien les fruits pour récupérer le maximum de jus et de pulpe fine.
Je pèse le jus obtenu.
Pour 800 g de jus, j’ajoute 550 g de sucre et le jus d’un citron.
Je remets sur le feu et laisse cuire à myenne ébullition pendant 15 minutes, en remuant régulièrement. C'est important pour éviter que le gèle attache et brûle .
J’ajoute alors un sachet d’agar-agar, je mélange soigneusement et poursuis la cuisson 2 minutes.
Il ne reste plus qu’à verser la gelée encore bien chaude dans des pots propres et stérilisés, puis à les fermer immédiatement. Le sretoirene et attendre le pop. Et les remettre a l'endroit et inscrire la date . Vous pourrez faire de jolies étiquettes pour les offrir. Mais à la maison, les enfants ouvre l armoire et choisissent leurs préférées, même sans jolies étiquettes !
Et voilà.
Quelques pots rouges et brillants alignés sur l’étagère, à ouvrir plus tard sur une tartine de pain grillé, dans un yaourt ou avec une brioche.
Une toute petite façon de mettre l’été en réserve.
RECETTES
Recette 1
Faire un pot de légumes lacto fermentés.
C'est simple et tellement bon à la santé, N'hesitez pas à consulter les bienfaits de la lactofermentation pour notre organisme. Vous en trouverez facilement sur le net.
Pour 1 bocal de 1 litre avec caoutchouc orange.
1 kilo de légumes frais au choix de vos préférés: carottes, chou, concombre, oignons, navets ...
10 g de gros sel non raffiné ( à peu près 2 c.cafe rase)
Coupez en lanières fines, ou passez à la grosse râpe à légumes, tous les légumes dans un saladier et lettre le sel.
Malaxez bien à la main pour repartir le sel , sur tous les légumes.il doit y avoir du jus de légumes au fond du saladier. Ça demande un peu de temps en fonction du choix de vos légumes.
Remplissez le bocal. Veuillez à bien tasser à la main ou au pilon de bois, jusqu'à 2 ou 3 cm du bord du bocal.
Vous pouvez ajouter des aromates : feuilles de cassis pour une saveur divine, grains de poivre, baies roses ou quelques feuille de sauvé de menthe... à votre goût .
Vous pouvez recouvrir par une grosse feuille de chou , ou une pierre ( plate et propre) pour bien maintenir les légumes dans le jus.
Fermez le bocal bien hermétiquement.
Laissez fermenter 3 à 5 jours à température ambiante de la cuisine. Attention, plus il fait chaud, plus la fermentation sera rapide.
Vous pourrez mettre ensuite dans un endroit plus frais : cellier, cave , ou placard frais à l'ombre.
Si vous n'ouvrez pas le pot, il peut se garder plusieurs mois. Le goût sera plus prononcé en vieillissant.
Si à l ouverture ça sent mauvais, ou/et si vous voyez du moisi , n'hésitez pas : jetez les légumes. Mais vous ne pouvez pas vous tromper, l'odeur est vraiment très désagréable !
A l'ouverture : Ça doit sentir un léger parfum de ferment ... et ca sent délicieux.
Quand le bocal est ouvert, gardez la dans le réfrigérateur.
Prenez des légumes avec une pince : ne jamais mettre à la bouche une fourchette de légumes et replonger la fourchette dans le pot ... à cause des bactéries qui se développent et rendraient impropres à la consommation .
Bonne dégustation !
Anniversaire
Le gâteau de tous mes âges. Le 1er août, c’est mon anniversaire. Je vais souffler les bougies…Enfin… les bougies…
Il faudrait déjà savoir combien en mettre.
Parce qu’il arrive un moment dans la vie où mettre toutes les bougies sur le gâteau devient franchement déraisonnable.
Et peut-être même dangereux en période de canicule !
Alors, cette année, je n’en mettrai qu’une. Une seule. Pour tous mes âges.
Parce que je me suis souvent demandé : quel âge avons-nous vraiment ?
Moi, je crois que nous avons tous nos âges en même temps.
J’ai encore en moi la petite fille que j’étais. Celle qui courait dehors.
La jeune fille qui rêvait d’aller voir ailleurs.
La jeune femme qui avait envie de tout découvrir.
Celle qui est devenue mère.
Celle qui a aimé.
Celle qui a eu peur.
Celle qui a pris des chemins qu’elle n’aurait jamais imaginé prendre.
Et puis la conteuse.
Et enfin l’auteure, qui ressent le besoin de laisser une trace, de transmettre un peu de ce qu’elle a reçu.
Toutes ces femmes-là sont encore là. Elles ont simplement appris à vivre ensemble.
Alors, pour mon anniversaire, je vais les inviter.
Je vais installer une grande table dehors.
La petite fille arrivera la première, évidemment, parce qu’elle voudra choisir la plus grosse part de gâteau.
La jeune fille dira qu’elle n’a pas très faim… mais elle en reprendra.
La femme raisonnable dira qu’il ne faudrait peut-être pas exagérer.
Personne ne l’écoutera.
Et moi, celle que je suis aujourd’hui, je les regarderai toutes. Je crois que je leur dirai merci.
Merci à celles qui ont tenu bon.
Merci à celles qui ont osé.
Merci à celles qui se sont trompées.
Merci à celles qui ont recommencé.
Parce qu’il en faut, des vies, pour fabriquer une seule vie.
Alors, ce 1er août, si vous pensez à moi, ne comptez pas les années.
Prenez plutôt une part de gâteau. Une belle part.
Et pensez à tous les âges que vous avez, vous aussi, gardés quelque part en vous.
Moi, je soufflerai une seule bougie.
Une bougie pour tout ce qui a été.
Et surtout…
une bougie pour tout ce qui reste encore à venir.
Madame Pavlova
Élixir et pleine lune
L’élixir de la pleine lune
Chaque été, je prépare quelques trésors pour l’hiver.
En juin, lors d’une escapade en Belgique, j’ai cueilli de jeunes pousses d’épicéa. Tendres, résineuses, elles embaumaient déjà la forêt. Je les ai récoltées avec gratitude, comme un cadeau de la nature.
De retour à la maison, je les ai mises dans un grand bocal. J’y ai ajouté le miel de nos ruches, doré par les fleurs de la campagne, puis une vodka venue d’Ukraine, en attente depuis longtemps de sa place dans cette préparation.
Depuis, le temps travaille en silence.
Les parfums se mêlent jour après jour. Les pousses offrent leur fraîcheur, le miel sa douceur, l’alcool sa conservation. Une lente alchimie, comme celle des herboristes d’autrefois, sans jamais brusquer les saisons.
Ce matin, j’ai filtré l’élixir. Sa couleur d’ambre me ramène aussitôt au cœur des forêts.
Ce soir, sous la pleine lune, je déposerai la bouteille dans sa lumière.
J’aime croire que cette clarté accueille les pensées confiées. J’y glisserai des souhaits de santé, de sérénité, de courage — des énergies à retrouver aux premiers froids.
Je ne cherche pas de miracle. Je célèbre le lien ancien entre plantes, saisons, nature et intentions.
Cet hiver, à la moindre toux, nous ouvrirons cette bouteille. Une cuillère dans une tisane, un verre après le froid… et reviendront les forêts de juin, le miel de nos abeilles, la nuit de pleine lune.
Peut-être est-ce cela, la magie : prendre soin avant le besoin.
Et vous…
Que déposerez-vous sous la lumière de cette pleine lune ? Un souhait, un projet, une gratitude… ou simplement un peu de silence pour laisser entrer la lumière ?
Le temps qui file ....
Le temps a cette drôle de façon de s’envoler…
Chaque été, je me fais la même promesse.
Je vais prendre le temps.
Le temps de remplir les bocaux de légumes lactofermentés, de faire mijoter quelques confitures aux fruits du jardin, de réaménager mon atelier, de ranger enfin la réserve de l’arrière-cuisine où s’entassent les trésors des saisons passées.
Je vais prendre le temps de rêver. De partir visiter un château au détour d’une route. D’écrire sans regarder l’heure. De parler longtemps avec mes enfants, d’écouter les histoires de mes petits-enfants, de savourer ces instants qui, sans bruit, deviennent les plus précieux.
Et puis…
Sans que je m’en aperçoive, juillet est déjà derrière moi.
Mon anniversaire approche. Une année de plus, peut-être. Mais surtout une année de vie de plus.
Le temps file. C’est sa nature. Nous ne pouvons ni le retenir ni le ralentir.
Alors j’essaie simplement de mieux l’habiter.
Et plus les années passent, plus je mesure la chance que j’ai d’avoir choisi cette vie à la campagne. Ici, les saisons me rappellent l’essentiel. Les tomates rougissent sans se presser, les oiseaux annoncent le soir avant les horloges, les arbres me parlent de patience, et chaque journée, même trop courte, a le goût d’une vie pleinement vécue.
Finalement, peut-être que le bonheur n’est pas d’avoir plus de temps.
C’est d’aimer profondément celui qui nous est offert.
personnages de roman
Voyage à Prague ?
En ce moment, je suis plongée dans l'écriture de mon roman. Mes personnages ont décidé de partir quelques jours à Prague. Alors, pour les accompagner, je rouvre mes souvenirs. Je retrouve les ruelles pavées, les façades aux couleurs du temps, le pont Charles au petit matin, les cafés où l'on aurait envie d'écrire jusqu'à la nuit.
J'y suis allée autrefois. Aujourd'hui, j'y retourne autrement.
C'est cela, la magie de l'écriture. Elle nous offre une seconde manière de voyager. On ne prend pas le train, on emprunte les chemins de la mémoire. Les odeurs reviennent, les sons aussi. Une lumière sur une pierre, une musique au détour d'une rue, le parfum d'une pâtisserie encore tiède... Tout renaît.
Pendant que mes personnages découvrent Prague, je marche à leurs côtés. Je leur montre les endroits qui m'ont émue, je leur en invente d'autres. Peu à peu, mes souvenirs se mêlent à leur histoire, jusqu'à ne plus savoir où s'arrête la réalité et où commence le roman.
Alors, si vous me voyez un peu moins présente ces jours-ci, ne vous inquiétez pas...
Je suis simplement partie en voyage.
Un voyage immobile, le plus merveilleux de tous.
Celui de l'écriture.
Ecrire ? Mais pourquoi cette envie ?
Cette envie d’écrire qui nous prend un jour…
Il arrive un moment où l’envie d’écrire nous prend. Peut-être davantage encore à certains passages de notre vie.
Quand quelque chose se termine. Quand les enfants sont partis. Quand une histoire d’amour commence ou s’achève. Quand les émotions se découvrent autrement. Quand on traverse une épreuve, quand on ouvre un nouveau chemin ou, tout simplement, quand on commence à regarder le temps qui passe.
Alors vient cette drôle d’envie : écrire.
Pas forcément pour devenir écrivaine.
Pas forcément pour être lue.
Écrire pour déposer. Pour comprendre. Pour se souvenir. Pour réfléchir. Et parfois pour transmettre.
Depuis toujours, des femmes ont ainsi pris la plume pour raconter ce qu’elles voyaient, ce qu’elles vivaient, ce qu’elles ressentaient.
George Sand a écrit des romans, bien sûr, mais aussi des milliers de lettres qui racontent une femme libre, ses amours, ses engagements et son époque.
Colette a puisé dans sa propre vie, dans ses sensations, dans la nature et les êtres qui l’entouraient cette matière merveilleuse qui nourrit son œuvre.
Anaïs Nin a confié à son journal, pendant des décennies, ses pensées les plus intimes, ses désirs, ses contradictions.
Simone de Beauvoir a écrit pour penser le monde, la condition des femmes, la liberté, mais aussi pour raconter sa propre traversée de l’existence.
Il y a aussi toutes les autres.
Celles dont nous ne connaîtrons jamais le nom.
Nos grands-mères qui notaient une recette dans un cahier. Celles qui écrivaient des lettres à leurs enfants partis loin. Celles qui tenaient un journal caché dans un tiroir. Celles qui ont rempli des carnets de voyages, conservé des cartes postales, raconté l’histoire de leur famille ou simplement inscrit quelques dates au dos d’une photographie.
Toutes, à leur manière, ont laissé une trace.
Et je crois que c’est aussi pour cela que l’envie d’écrire peut devenir si forte à certains moments de notre vie.
Parce qu’un jour, nous comprenons que nous avons une histoire.
Pas nécessairement une histoire extraordinaire.
Mais la nôtre.
Alors pourquoi ne pas commencer ?
Un beau carnet. Un stylo que l’on aime. Un moment rien qu’à soi.
Et quelques mots.
Écrire ce que l’on a vu aujourd’hui. Un souvenir revenu sans prévenir. Une histoire racontée autrefois par notre mère. Le parfum d’une maison d’enfance. Une rencontre. Une colère. Un rêve.
Peut-être que personne ne lira jamais ces pages.
Peut-être qu’un jour, quelqu’un les trouvera.
Ou peut-être deviendront-elles un livre.
Qui sait ?
Mais elles auront existé.
Et nos mots auront laissé, quelque part, une petite trace de notre passage.
Madame Pavlova
Et si je vous racontais ...
Aujourd’hui, j’ouvre mon Journal…
J’avais envie d’un endroit où déposer tout ce qui ne rentre pas vraiment dans les cases.
Alors voilà.
J’ouvre Le Journal de Pavlova.
Je ne sais pas encore tout ce que vous y trouverez. Et c’est justement ce qui me plaît.
Je vous parlerai de ce qui traverse ma vie et mes journées. D’un livre que je suis en train d’écrire, d’une recette inventée avec trois fois rien, d’un voyage qui se prépare ou dont je reviens, d’une rencontre, d’un spectacle, d’une émission de radio…
Il y aura sûrement le jardin, les saisons, les grandes tablées et les petits bonheurs. Des photos prises sur le vif. Des projets un peu fous. Des envies d’ailleurs.
Et puis mes humeurs, mes découvertes, mes coups de cœur et peut-être même quelques ratés… parce que la vie est aussi faite de ça.
Je n’ai pas envie de vous promettre un rendez-vous tous les lundis à neuf heures.
Je préfère vous dire :
Revenez de temps en temps.
Il y aura sûrement quelque chose de nouveau à découvrir.
Bienvenue dans mon Journal.
Madame Pavlova

